Appareils auditifs en voyage : avion, plage, sécurité, le guide pratique
Bonne nouvelle : vous pouvez garder vos appareils auditifs pendant tout le vol, décollage et atterrissage compris, et les portiques de sécurité de l’aéroport ne posent aucun problème. Voyager appareillé ne demande que quelques précautions bien choisies : piles et chargeur en cabine, protection contre l’eau et le sable, contrôle chez l’audioprothésiste avant le départ. Voici le guide complet, mis à jour.
Conseils vérifiés en août 2026 auprès des audioprothésistes et des règles aériennes en vigueur. Pour votre matériel précis, votre audioprothésiste reste le référent.
Avant de partir : la check-list de l’appareillé

- Faites contrôler vos appareils chez votre audioprothésiste quelques semaines avant le départ : nettoyage, réglages, remplacement des embouts si besoin.
- Emportez le nécessaire en bagage cabine : piles de rechange en quantité (ou chargeur et adaptateur de prise pour les modèles rechargeables), produits d’entretien, étui de protection et, idéalement, un étui déshumidificateur pour la nuit.
- À l’étranger, surveillez votre forfait mobile : si vos aides auditives se connectent à votre smartphone, vérifiez l’itinérance ou désactivez les données mobiles pour éviter les surprises.
- Repérez un centre auditif proche de votre lieu de séjour : en cas de panne, les grandes enseignes dépannent souvent les porteurs d’autres marques.
- Vérifiez votre assurance : perte et casse d’appareils auditifs sont parfois couvertes par la responsabilité civile, une extension ou votre mutuelle. Un point à connaître avant, pas après.
En avion : gardez vos appareils, du décollage à l’atterrissage

C’est la question la plus fréquente, et la réponse est rassurante : les aides auditives se portent pendant tout le vol, y compris au décollage et à l’atterrissage. Ce sont des dispositifs médicaux, pas des appareils électroniques à éteindre, et les garder vous permet d’entendre les consignes de sécurité et les annonces de l’équipage : c’est même recommandé.
Seule nuance : si vos appareils utilisent le Bluetooth, certaines compagnies demandent de désactiver la connectivité pendant les phases critiques, comme pour un téléphone. La plupart des modèles récents ont un mode avion qui coupe le Bluetooth tout en conservant l’amplification : demandez la manipulation à votre audioprothésiste avant le départ.
Les variations de pression ne posent aucun problème aux appareils actuels. Si le bruit de cabine vous gêne (il peut être élevé au décollage), baissez simplement le volume, et privilégiez les sièges à l’avant, plus silencieux. Pensez aussi à télécharger l’application de votre compagnie et de l’aéroport : les notifications écrites (porte d’embarquement, retard) compensent les annonces sonores parfois difficiles à saisir.
Aux portiques de sécurité : rien à enlever
Inutile de retirer vos aides auditives aux contrôles de sûreté : elles n’interfèrent pas avec les portiques et ne craignent ni les détecteurs ni les scanners. Signalez-les simplement à l’agent si on vous le demande. Les porteurs d’implant cochléaire présenteront leur carte de porteur d’implant en cas de déclenchement du détecteur de métaux.
Plage, piscine, montagne : les situations à risque
L’été : eau, sable et crème solaire

Sensibles à l’humidité et à la poussière, la plupart des prothèses auditives ne résistent ni à l’eau ni au sable : retirez-les avant la baignade, à la mer comme à la piscine, et rangez-les dans une boîte hermétique à l’ombre. Attention aussi aux produits chimiques : crème solaire, parfum et répulsifs anti-moustiques s’appliquent avant de remettre les appareils, mains propres et sèches.
Pour connaître la résistance réelle de votre modèle, vérifiez son indice de protection IP : un indice IP68 tolère une immersion accidentelle (jusqu’à 1 mètre pendant 1 heure), quand un indice inférieur ne protège que de la sueur et des éclaboussures. Même en IP68, la baignade volontaire reste déconseillée : le sel et le chlore abîment les micros.
L’hiver : froid et condensation

En montagne, le vrai ennemi n’est pas le froid lui-même mais la condensation créée par les allers-retours entre l’extérieur glacé et les intérieurs chauffés. Protégez vos appareils sous un bonnet ou un bandeau, et le soir, laissez-les sécher dans un étui déshumidificateur : c’est le geste qui prolonge le plus leur durée de vie, été comme hiver.
Renouveler ses appareils avant les vacances : le 100 % Santé
Si vos appareils vieillissent, sachez que l’Assurance Maladie rembourse les aides auditives sur prescription médicale, et que l’offre 100 % Santé permet de s’équiper d’appareils de classe I sans aucun reste à charge (Sécurité sociale + mutuelle responsable). Les modèles récents, rechargeables et résistants à l’eau, simplifient beaucoup les voyages. Les conditions détaillées sont sur ameli.fr, et vous pouvez comparer les gammes sur les sites spécialisés.
Et pour préparer le reste du vol, consultez notre guide du vol long-courrier après 60 ans : à noter qu’en cas d’otite ou de problème d’oreille en cours, l’avion peut être contre-indiqué, demandez conseil à votre médecin.
Questions fréquentes sur les appareils auditifs en voyage
Oui, pendant tout le vol, décollage et atterrissage compris : ce sont des dispositifs médicaux, et les garder permet d’entendre les consignes de sécurité. Seule la connectivité Bluetooth peut devoir être désactivée pendant les phases critiques selon les compagnies ; la plupart des modèles récents ont un mode avion qui la coupe tout en conservant l’amplification.
Non : les aides auditives n’interfèrent pas avec les portiques et les scanners d’aéroport, et ne craignent rien à leur passage. Gardez-les sur vous et signalez-les à l’agent si nécessaire. Les porteurs d’implant cochléaire présenteront leur carte de porteur d’implant si le détecteur se déclenche.
Non, retirez vos appareils avant la baignade, à la mer comme à la piscine : l’eau, le sel et le chlore les endommagent. Même les modèles IP68, qui tolèrent une immersion accidentelle, ne sont pas faits pour nager. Rangez-les dans une boîte hermétique, à l’ombre et loin du sable.
C’est déconseillé pour la nuit : inconfort, sifflements contre l’oreiller, usure des piles et humidité. Retirez-les au coucher et laissez-les dans leur étui déshumidificateur. Une exception raisonnable : la sieste courte en avion ou en train, pour ne pas rater les annonces.
En bagage cabine : piles de rechange ou chargeur avec adaptateur de prise, produits d’entretien, étui rigide et étui déshumidificateur pour la nuit. Avant le départ : contrôle chez l’audioprothésiste, vérification de l’assurance en cas de perte ou casse, et repérage d’un centre auditif près du lieu de séjour.
Sources
Article mis à jour en août 2026 : recommandations des réseaux d’audioprothésistes (Amplifon notamment) sur le port des aides auditives en avion et aux contrôles de sûreté, et remboursement des prothèses auditives et offre 100 % Santé, Assurance Maladie. Conseils généraux ne remplaçant pas l’avis de votre audioprothésiste ou de votre médecin.
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